Je reçois un Marquis. Oui, un vrai, d’extraction. Je lui offre mon toit, un lit. Il est frêle, un peu fantomatique, il arrive presque sur la pointe des pieds, ferme la lumière avant que le soleil ne se couche, se lève quand tout est encore sombre. Quand je me réveille, il s’est déjà esquivé, et je n’ai rien entendu. Mais au petit matin, pendant que je dors, il bourre vigoureusement Pasithée. Et alors qu’elle vient, il lui serre la gorge brutalement, avant qu’elle ne crie. C’est ainsi qu’il l’aime. Je retrouve ma Pasithée gisante, étouffée, comme seul vestige du passage irréel d’un marquis chez moi.
jeudi 11 septembre 2008
Inscription à :
Articles (Atom)