jeudi 2 juillet 2009

Engagée

Je viens de recevoir un message de l’Aveugle, celle qui a démissionné de moi. Elle occupait le bureau d’à côté avant de prendre l’avion pour une ultime fois, avant de déchirer le nouveau titre qu’elle venait d’obtenir. Elle n’y reviendra jamais, je lui ai renvoyé tous ses livres, qui ont rempli tout un camion. Elle m’a dédicacé son livre « A Mercurius, malgré tout ». Aujourd’hui elle m’annonce qu’elle a un nouvel emploi : dans l’institution où j’ai étudié, où j’ai découvert et aimé la littérature, la littérature qui nous avait soudés si fort. Elle va arpenter les lieux où j’étais, quand j’étais encore quelqu’un de bien. Je crois un peu, mais peut-être est-ce ma vanité qui parle, qu’elle a su rompre pour mieux partir explorer les racines de mon identité perdue. Je rêve même qu’elle m’y attend, pour le jour où j’aurai cessé de fuir, où j’aurai accepté d’être moi, un, ici.