jeudi 12 mai 2011

Café, Mauriac, la Saint-Barthélemy


De retour ! Je me suis réveillé vers trois heures, ce matin, j’ai enfilé des jeans que je ne lave jamais et qui m’attendaient depuis janvier. Après avoir déambulé, j’ai fini, comme l’an passé, dans le café de la gare qui ouvre à six heures. Il y a la même serveuse que l’an passé, un poivrot pose déjà ses coudes devant son verre de blanc, je lis le Sagouin de Mauriac. C’est assez bien écrit, mais ce ton paternaliste qui nous explique ce que « faire chabrot » signifie m’irrite un peu. Un vieux couple, madame exige que son mari lui ramène un pain au sucre - je sais qu’il n’y en a pas, et je guette sa réaction. Une jeune fille demande les toilettes :
- c’est réservé aux clients
- mais j’ai pris un chocolat chaud
- allez-y, c’est là-bas
Trois contrôleurs des CFF parlent des banalités de la vie, puis de la Révocation de l’Edit de Nantes, et de la nuit de la Saint-Barthélemy. Je souris, cela me rend heureux, Ray Charles l’est aussi, qui se démène sur l’écran, qui n’a pas changé.