mardi 28 août 2007

Pablo Soprano

Pablo m’observe, au Garden State Diner, depuis qu’il a pris commande de mon hamburger. Il essaie de me deviner, et s’est bâti une histoire, je le lis dans ses yeux. Il joue à anticiper mes souhaits, et vient d’y réussir avec éclat, sur un coup difficile. Dans un instant, on se dira au revoir poliment, chacun riche d’un récit imaginaire arraché à l’indifférence d’un comptoir de restau d’aéroport. Comme son accent sentait les Sopranos, j’ai construit quelques bribes de fable. J’aurais été curieux de connaître la sienne.

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