Hier j’ai pratiqué ce qu’on pourrait appeler le sacrifice spéculaire. Le principe en est complexe, mais je pourrais en donner une explication simplifiée. Je prends une situation que je rencontre fréquemment, dans laquelle je suis le bourreau d’une victime volontaire, et je l’inverse. Au plaisir de sacrifier répond celui d’être sacrifié. Victime consentante, je me livre à une douleur qui devient la source de mon plaisir par spécularité. C’est-à-dire que je trouve le plaisir qui absorbe ou légitime ma douleur dans une communion avec la victime, qu’habituellement je désire en la sacrifiant ; ou plutôt que je désire parce qu’elle se sacrifie. Bien sûr, tout cela est une pure construction imaginaire.
mardi 6 mai 2008
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