Après 20 ans d’errance, Ulysse retourne à Itaque. Je me demande bien pourquoi Homère se tait dès ce moment.
Les sirènes, Polyphème, Circé, les enfers, Calypso, Charybde, Scylla, Nausicaa-la-cafetière, oui, ça se raconte.
Mais la douce vie entre le vieux Laërte, la tendre Pénélope et le vigoureux Télémaque, dans le giron de la patrie : rien.
Tant mieux après tout.
5 commentaires:
Après Circé, Peneloppe doit sembler un peu fade...
Mais bon, peut-être faut-il être plein d'usage et raison pour l'apprécier ?
... une connaisseuse !
Mais c'est une grave question, à laquelle je pense souvent. L'usage et la raison, c'est vieillir en se chargeant de toutes nos expériences. User cette soif de nouveauté, cette curiosité qui définissait Ulysse (qui était aussi rusé et menteur - j'en parlerai bientôt)
Connaisseuse, un grand mot. J'aime la poésie en amantrice...
Cela dit, je serais étonner d'apprendre que l'Ulysse décrit dans l'Odyssée ait fini par acquérir usage et raison. L'histoire ne le dit pas :D
Pour ma part, je préfère croire qu'il est retourné dans les bras de l'aventure, sous un autre nom peut-être ?
Mais une question me taraude, il me semble que les fins d'histoire de ce type sont plutôt rares chez les Grecs ?? Les vertus de la vie de famille sont rarement soulignées, non ?
Je pense que dans l'épopée les vertus familiales restent importantes, mais elles sont fortement liées à la patrie. La femme et la famille qu'elle constitue doivent être en quelque sorte une extension des liens du citoyen à sa terre. Un bon exemple se trouve dans l'"Enéide" de Virgile. Enée est tenté par la belle Didon, qui voudrait le retenir par les liens de l'amour loin de la terre d'Italie . L'histoire d'amour tourne court, car la patrie n'est pas partie prendant. Ces héros sont amoureux avant tout de Rome, de Troie, de la Grèce.
lire "partie prenante"
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