jeudi 4 juin 2009

Fragment de plaisir

En remontant vers minuit de longues avenues à vélo, je me demandais s’il pouvait désormais encore exister, pour moi, de plaisir sans dissimulation et sans danger. C’est la nécessité qui les a liés, il y a bien longtemps déjà. J’ai cru que l’intensité et l’inconfort dans lequel j’y accédais nuisaient au plaisir plus qu’ils ne le favorisaient, or je pense maintenant qu’ils le constituent. Je me demandais aussi quels plaisirs simples me restaient, de ceux qui ne consisteraient qu’en un élément, et qui absorberaient l’entier de ma capacité de jouissance. De ceux qui me permettraient de me percevoir un et entier, non pas un être dissocié. Je n’ai pas voulu trop pousser la réflexion, et je me suis laissé à ce vieux plaisir qui m’a toujours accompagné : laisser couler mon vélo doucement dans la pente, étendre mes mains en laissant le vent soulever mes cheveux et sentir la présence familière de la nuit, tout en ne pensant à rien, dans un pur état d’abandon.

4 commentaires:

Perséphone a dit…

wow! C'est bon les purs moments d'abandon! Bravo!

Anonyme a dit…

Ouin...je devrais m'acheter un vélo.

Anonyme a dit…

VIOLENCE+VOL :
Ceci est une tentative de gros scandale public parce que ça calme pas mal les gros connards en attendant de trouver enfin un avocat qui réglera ce problème de non respect de mes droits les plus élémentaires et je le conseille à chacun qui peut avoir des ennuis avec ce gros connard de sarkozy ou sa clique de clowns de flics minables : je suis donc en train de régler un petit problème du genre détail avec cette grosse tache de si peu président de la république Française, en lui envoyant un avocat pour mises sous surveillance illégales, lynchage numérique inspiré de bonnes vieilles méthodes qui ne déplairaient pas au ku klux klan, lynchage qui n'a mobilisé personne sur le web ou dans la presse et plagiat de grosse pouffe, vulgaire et ridicule qui passe à la télé, de mes pauvres petits textes web.

Quant a sarkozy, s'il n'aime pas le web, et s'il n'aime pas la rue qui sait, la preuve, très bien se défendre, qu'il la quitte !

Mercurius Mendax a dit…

Anonyme, tu t'es trompé d'adresse, essaie la porte à côté.