Ca fait plusieurs années qu’elle est partie déjà ? Je n’ai jamais vraiment pu les compter. Lundi, j’ai appelé une collègue de son prénom. Aujourd’hui, la caissière mexicaine, à la cafétéria m’arrête :
- et votre amie ?
- elle est partie, elle est rentrée en Suisse.
- Oh, c’est triste. Vous la voyez ? Vous lui direz qu’elle nous manque.
Je vis tous les jours sur ses traces. Or, comme c’était l’être la plus aimable qui soit, ces traces persistent. Si ceux qui me connaissent n’osent plus en parler, d’autres réveillent encore un souvenir qui m’enchante et me peine.
4 commentaires:
Pardon de le dire ainsi, mais fallait cesser de déconner...
L"amour...il existe.
Non, cesser de déconner c'est la mort, j'assume...
Je ne sais plus, Mercurius, je ne sais plus... j'ai tellement déconné... et je n'y ai rien trouvé... sinon la répétition et le dérisoire. Je ne dis pas que j'ai opéré un retour vers l'idéal, loin de là. J'ai juste cessé de chercher ce qui n'existe pas, quitte à mourir. La mort est peut-être mieux que l'éternelle déception.
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