Hier la salle était comble dans la jolie église des Eaux-Vives. Après avoir fait résonner avec puissance et affectivité les Brahms, Mendelssohn, Bruckner, je sais qu’il a replié avec sobriété ses doigts et qu’il a salué gauchement. Les gens ont applaudi d’un seul cœur, c’est mon petit frère, je ne suis pas là, et j’en crève.
Aujourd’hui, le gros paquet est arrivé chez elle, elle a laissé un message à son fils, elle voudrait l’ouvrir. C’est mon livre. Je ne serai pas là quand elle finira par l’ouvrir, sans s’y reconnaître, masquera sa fierté et me reprochera à tort le fruit d’un orgueil qui m’a éloigné si loin.
Un jour, je le jure ici, je reviendrai.
Aujourd’hui, le gros paquet est arrivé chez elle, elle a laissé un message à son fils, elle voudrait l’ouvrir. C’est mon livre. Je ne serai pas là quand elle finira par l’ouvrir, sans s’y reconnaître, masquera sa fierté et me reprochera à tort le fruit d’un orgueil qui m’a éloigné si loin.
Un jour, je le jure ici, je reviendrai.
2 commentaires:
Il arrive si souvent qu'on ne soit pas où l'on devrait être. On manque alors des regards, des ombres, des éclats et des sourires, des notes enlevantes, des élans de fierté. On ne peut que les imaginer et y penser très fort. On pense alors à des rendez-vous manqués, peut-être... non?
Décider de partir demande du courage.
Décider de rester tout autant.
Fuir est mon dada.
Poursuivre est mon alibi.
La nuit tout les chats sont gris que l'on m'a dit.
*Une lointaine .
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