Je suis en Suisse pour l’Euro. Je ne résiste pas à l’envie de balancer quelques clichés. Plaisir de voire une ville effervescente et colorée. Très rouge, d’ailleurs : Suisses, Tchèques, Portugais, Turcs, Espagnols, Autrichiens et l’orange hollandais. Les couleurs du supporter est vif, pétant. Celui-ci est souvent vif, pétant et rotant. La face du supporter idiot est en lame de couteau. Son unique neurone frappe ses parois crâniennes en rythme avec son bras qui se tend. Le supporter moins idiot est rondouillard. Y a de la musique, des percussions, des chants, et surtout des foules. Outre éternuer, j’adore la foule, j’adore être perdu dans une plèbe qui agit à l’unisson. Le bon supporter communie. C’est assez étonnant ces Portugais qui lancent la main au Turc de l’autre côté de la rue, ces Suédoises l’autre jour qui m’offrent une Carlsberg en parlant fort comme des hommes et l’Italien qui allait se payer une pute pour oublier l’humiliation. J’ai vu tous les matches jusqu’à présent, sur la plaine, dans les bars, chez des amis, en ermite chez moi. Impression mitigée, jusqu’à présent. Mais je retiens le formidable Van Bronckhorst.
mercredi 11 juin 2008
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