jeudi 31 juillet 2008

Mon prénom

Mes parents m’ont donné un prénom d’élu divin. Ils me voyaient docile, dévoué, consciencieux, sédentaire, lié au foyer et au temple, premier à entendre et suivre la voix de Dieu, adversaire implacable du péché.


Maintenant, amis malicieux, prenez une plume et sur la quatrième lettre de mon prénom véritable placez un léger dôme d’encre, un petit trait courbe de deux millimètres.


Voilà, par l’anamorphose du u en a, vous venez de transformer l’enfant sage en ange déchu.


L’ange déchu des textes talmudiques, venin de Dieu aux six ailes, amant de Lilith, séducteur, destructeur.


C’est l’histoire de ma vie, il suffit parfois de pas grand-chose : l’anabase et la catabase sont le même chemin, en miroir l’un de l’autre.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Lourd destin, peu importe la voie empruntée...

Mek a dit…

La voie, la voie ! rien n'est tracé, évidemment. Même la trace s'efface.

Monsieur le démon, mon arrivée à Genève vient de subir un léger contretemps. L'on m'a détroussé de mon dernier amour, ce matin. Celle que je chevauchais pour avancer. Je suis dans la mouise totale, avec peu de chances de m'en extraire. Compliqué. Marde, comme on dit chez nous.

Mercurius Mendax a dit…

Hello é, je viens de lire, alerté par une bonne âme, et le coup est rude. J'allais justement écrire ma joie de voir Rosie. J'espère qu'une solution t'attend, et tiens-moi au courant si tu arrives à repartir (je suis à Genève seulement du 09 au 16). Si je peux filer un coup de main, je n'y manquerai pas.