Je suis parti seul, l’Aveugle a donné sa démission. Je suis à l’aéroport de Philadelphie, et j’ai juste envie de pleurer. Elle a donné sa démission de moi avant tout, le reste a sombré avec. Je me souviens d’une de nos conversations, quand nous chavirions douloureusement en parlant longuement la nuit, assis sur le lit. Je lui avais demandé, pour retrouver une parcelle d’espoir :
- Raconte-moi un moment fort qui te revient à l’esprit- Tu te souviens, on était au parc La Grange, sur le banc, près des rosiers. Je me rappelle des mots exacts, tu m’avais dit : « Nous, au moins, on ne se séparera jamais ».
Ca m’avait tué, ça me tue encore.
2 commentaires:
Ough.
Aie! La douleur qui transperce ces mots est déchirante, qu'est-ce de la vivre ?
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