mercredi 21 juillet 2010

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Je lis[ais] Quatrevingt-Treize, en attendant les matches de foot du jour. Cet exemplaire a appartenu à Yvonne Barbezat, puis Militza Pavlovitch. Ah ces livres qui volètent de bibliothèque en bibliothèque ! Il y a une jolie scène dans le livre III, chapitre 3 : une abeille rentre dans une bibliothèque située dans un donjon de Vendée et semble fureter de livre en livre. « L’abeille explora toute la bibliothèque, fureta les recoins, voleta ayant l’air d’être chez elle et dans une ruche, et rôda, ailée et mélodieuse, d’armoire en armoire, regardant à travers les vitres les titres des livres, comme si elle eût été un esprit ». Je me souviens que dans la préface de Cromwell, Hugo utilise la métaphore de l’abeille butinant pour rejeter le mode classique de l’imitation et affirmer le génie romantique, la création pure. C’est pourtant une vieille image prônant les vertus de l’imitation (… Quintilien, Pétrarque, Ronsard…).

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